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Adrenalyn Mix#4

[ 2007-08-28 • electro/rock ]

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ADRENALYN: critique d'album

Proximity Effect de Nada Surf

Proximity Effect
Nada Surf
Proximity Effect
(Elektra Records - 1998)
Alternative Pop/Rock
1/5

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01. Hyperspace 02. Amateur 03. Why are you so mean to me? 04. Mother's day 05. Troublemacker 06. 80 Windows 07. Bacardi 08. Bad best friend 09. Dispossession 10. The voices 11. Firecracker 12. Slow down 13. Robot

Le second album est toujours un passage critique dans la vie d’un groupe, surtout quand ce dernier a sorti un single qui a fait le tour de la planète, en l’occurrence Popular. Pour enregistrer The Proximity Effect, Nada Surf s’est donné les moyens, par peur du syndrome de l’ " étoile filante " : ils se sont investis à plein-temps dans la musique, on eu leur propre studio & on passé presque une année à l’enregistrer. Le résultat ?

Mitigé. Dans la presse, on est facilement passé d’un avis réservé (Trop clean, trop linéaire, trop grave dans les paroles…), à d’autres plus enthousiastes pour enfin en voir d’autres carrément négatifs. Le principal reproche qui fut adressé à ce disque est son manque d’originalité, et le trop peu de différences entre les 13 titres qui le composent. Les premières écoutes laissent une mauvaise image du cédé : Tout se ressemble, et aucune chanson ne semble réellement se détacher des autres. Pourtant, " The Proximity Effect " ne manque pas de qualités : les mélodies sont recherchées, la volonté d’éviter le repérage classique pont – couplet – refrain – pont – couplet – refrain exprimé par Ira Elliot (Batteur & ex-Fuzztones) est bien présente. Et un petit plus se dégage, un sentiment au début confus, partagé entre la tristesse du chant et la legerté musicale relative de la majorité des titres. En effet, même si ce cédé peux paraître classique dans son domaine (A savoir de l’espèce de Power-pop), Nada Surf sait ajouter divers ingrédients qui les différencient : sous ses faux-semblants pop légère, " The Proximity Effect " est torturé, sombre et émotif. On passe aisément des mélodies niaises de Robot à la noirceur de The Voices. Le chant de Matthew est toujours légèrement amer, triste. Le jeu de guitare est tantôt distordu, tranchant, léger et la rythmique est toujours parfaite. Mais peu importe les morceaux et la musique, la voix de Matthew fait les titres ici : Elle enchante, rend mélancolique, attriste, ou irrite selon l’humeur. Mais malgré les passages tourmentés, grunge voire même presque métal, Nada Surf reste un groupe de pop gentillette, donc ne vous attendez pas à des prouesses techniques ou à des solos de maîtres. Juste quelques mélodies accrocheuses, teintées d’émotion (comme dans l’excellent Mother’s Days où elle atteint son paroxysme), et une tristesse omniprésente (Spooky, non-présente sur la version française est d’une mélancolie exemplaire, tout comme " The Voices "). " The proximity effect " fais au début penser à High/low, mais ne vous y tromper pas : leur second opus et bien plus travaillé et bien plus torturé.

Nada Surf, malgré ses côtés pop enfantins, à su me toucher profondément de par leur sincérité, leur mélancolie ambiante, leurs prestations et leur connivence avec le public ( Matthew et Ira parlent le français comme vous et moi) exemplaires à un tel point que " The Proximity effect " est devenu un de mes cédés de chevet, bien loin devant " High/Low ". Serez-vous touché par tant de qualités ? En tout cas, ne vous fiez pas à votre première écoute.


Par Catr, le 2001-04-14 13:38:25

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