OK Go
Of the Blue Col...
Rock à facettes
White Rabbits
It's Frightenin...
Indie égosillée
Charlotte Gainsbourg
IRM
Pop-Rock
Vampire Weekend
Contra
Pop décomplexée
Norah Jones
The Fall
Pop-Rock
Grooms
Rejoicer
Indie Rock
The Brimstone Solar Radiation Band
Smorcasbord
Pop-Rock
The Antlers
Hospice
Pop/Rock aérien
Mumford and Sons
Sigh No More
Folk/Rock
Wolfmother
Cosmic Egg
Rock à la Led Zep'
The Very Best
Warm Heart of A...
Indie/World
Windmill
Epcot Starfield...
Pop alternative mélancolique et aérienne
Le Loup
Family
Folk acoustique
Fruit Bats
The Ruminant Ba...
Pop-Rock
Muse
Resistance
Opéra/Rock
Girls
Album
Indie Rock
Backbone Party
Beirutopia
Rock à effets secondaires
Mashins
Roxy & Foxy...
Pop-Rock
The Longcut
Open Hearts
Indie/Electro Répétitive
Kings Of Convenience
Declaration of ...
Folk Aérien
Obits NéCROLOGIE ROCK
le 10/11/2009 par stephie

Les New Yorkais de Obits viennent de sortir un premier album intitulé I Blame You, mais on ne peut pas dire qu’il s’agit de débutants. Il y a bien longtemps que les membres du quatuor traînent leurs cuirs dans des groupes garage de la Big Apple. Le frontman de Obits, Rick Froberg, avait déjà sévi au sein de Pitchfork, Drive Like Jehu ou encore Hot Snakes. Avec l’aide de trois nouveaux acolytes, il produit aujourd’hui du rock à guitares brûlant et survolté. Un nouveau projet décrypté par Sohrab Habibion, guitariste de la formation.
Merci à Jacqueline Tran.
Peux-tu présenter le groupe ?
Sohrab Habibion : Nous sommes du quartier de Brooklyn à New York. Le groupe se compose de Scott Gursky à la batterie, de Greg Simpson à la basse, de Rick Froberg à la guitare et au chant et de moi, à la guitare et au chant également.
Le groupe est né en 2006. Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Sohrab Habibion : Scott et Rick se sont rencontrés grâce à des amis communs. De mon côté, j’ai rencontré Rick lorsque que je lui ai acheté une de ses peintures. En ce qui concerne Greg, on s’est vu pour la première fois dans un studio de design et de graphisme où il travaillait.
Vous avez tous joué auparavant dans d’autres groupes. Rick faisait partie de Pitchfork, Drive Like Jehu et Hot Snakes, Scott de Shortstack et toi de Edsel. Pourquoi avoir décidé de créer une nouvelle formation ?
Sohrab Habibion : Nous aimons faire de la musique et communiquer cette passion. Nous avions suffisamment d’idées pour former quelque chose de différent.
Vous êtes une sorte de groupe Internet. Votre premier enregistrement a été entendu sur MySpace par un membre du label Sub Pop. Peux-tu nous raconter cette histoire ?
Sohrab Habibion : Je ne suis pas sûr que cela soit vrai, mais ce n’est pas non plus complètement faux. Notre premier concert a été enregistré et des copies ont circulé sur Internet. Certaines personnes de Sub Pop l’ont entendu et ont aimé. Mais ces gens connaissaient déjà les groupes dans lesquels Rick avait joué auparavant. C’est pourquoi ils ne se sont pas seulement intéressés à nous grâce à cet enregistrement trouvé sur le Web. Mais c’est vrai, que si une personne n’avait pas eu l’idée d’enregistrer et de distribuer notre première performance live, nous n’en serions peut-être pas là.
Est-ce que vous êtes fiers d’avoir signé avec Sub Pop ?
Sohrab Habibion : Absolument. Nous avons beaucoup de respect pour ceux qui travaillent dans ce label, pour ceux qui forment sa colonne vertébrale et son identité.
Qu’est ce qui rend ce label si différent ?
Sohrab Habibion : Ce sont des passionnés de musique. Ils aiment les groupes avec qui ils travaillent et ils les traitent avec respect. La plupart des maisons de disque, qu’elles soient petites ou pas, indépendantes ou pas, finissent par arnaquer leurs groupes. Elles sont des attentes irréalistes et font passer l’argent avant tout. Sub Pop est l’exception dans ce milieu. Ils sont honnêtes, directes et très pragmatiques. On ne peut pas être plus heureux et chanceux.
Pourquoi avez-vous pris autant de temps entre la formation du groupe et l’enregistrement de votre premier album ?
Sohrab Habibion : Il n’y avait pas de raison de se presser. Nous faisons ce que nous voulons et cela prend le temps qu’il faut. Notre planning se fait en fonction des priorités dans nos vies personnelles, des opportunités qui s’offrent au groupe et de l’exigence de qualité que nous voulons pour notre musique.
Où avez-vous enregistré ce premier disque ?
Sohrab Habibion : Tout le travail a été réalisé à Brooklyn avec nos amis Geoff Sanoff et Eli Janney. La plupart du disque a été enregistré à Seaside Lounge, un studio près de chez nous et quelques petites choses ont été produites à Saltmines.
Est-ce que l’on peut dire que ce disque est basé sur des fondamentaux rock’n’roll ?
Sohrab Habibion : Oui, je suppose. On peut tracer une ligne qui part du blues, jusqu’au rhythm’n’blues, en passant par le rock’n’roll pour arriver au punk. Nous avons redessiné cette ligne en fonction de nos goûts, mais c’est à peu près le même chemin.
Quels sont les groupes qui ont influencé votre musique ?
Sohrab Habibion : Plein de choses. Des choses évidentes et d’autres moins. Sans surprise, nous aimons 13th Floor Elevators, Stooges, Black Flag et Krautrock mais aussi de la musique africaine, orientale, du jazz, des vieilles bandes originales de films et bien d’autres choses encore. C’est dur d’être suffisamment précis sans passer à côté de certains trucs. Mais c’est vrai que nous avons beaucoup de sources d’inspirations.
Pourquoi avoir choisi de reprendre un vieux titre, Milk Cow Blues ?
Sohrab Habibion : Nous aimions la version des Kinks. Nous avons commencé à la jouer pendant les répétitions et ensuite c’est devenu un vrai morceau. Quand nous la jouons en concert, nous essayons de la changer un peu chaque soir et de profiter de l’énergie qui se dégage des paroles.
Tu as dit dans une interview à propos de votre groupe : « Nous ne sommes pas cools, pas jeunes et pas séduisants. Nous sommes ce que nous sommes ». Vous vous en fichez à ce point de votre image ?
Sohrab Habibion : Pas réellement. Nous sommes des musiciens et pas des figures de mode. Les gens doivent être attirés par nos chansons pas par nos coupes de cheveux. L’image est éphémère et fait appel à des sensibilités qui varient tout le temps. La bonne musique au contraire a un impact culturel plus large et qui peut rester dans le temps. Mais nous avons une collection exceptionnelle de chaussettes qui ne doit pas être sous estimée.
Pourquoi avoir choisi ce nom de Obits ?
Sohrab Habibion : C’est une contraction de obituaries (NDLR : nécrologies en français). Nous avons essayé plein de très mauvais noms qui nous faisaient rire. Obits était finalement le moins drôle d’entre eux. Il est court et paraît très coriace, très dur pour une paire de vieux punks qui habitent dans notre voisinage.
Avec ce nom, vous pensez en quelque sorte que le rock est mort ?
Sohrab Habibion : Non, pas du tout. Les gens essayent de le tuer tous les jours avec du mauvais goût et des jugements très pauvres, mais il y a toujours de supers nouveaux groupes qui apportent de la fraîcheur là où cela sent le renfermé.




