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Phoebe Killdeer REFUSONS LES CASES
le 27/04/2008 par stephie

Après avoir prêté sa voix à d’autres (Bang Gang, Basement Jaxx, Nouvelle Vague), Phoebe Killdeer se lance dans l’aventure solo. La belle Australienne a sorti au mois de mars un premier album intitulé Weather's Coming. Tour à tour, rock, jazz ou encore blues, la chanteuse ne s’embarrasse pas des étiquettes. Débordante d’énergie, Phoebe Killdeer est également l’une des révélations scénique de ce début d’année 2008.
Merci à Lara Orsal et Elise Costa.
Quand as-tu commencé à faire de la musique?
Phoebe Killdeer : J’ai commencé à écrire des paroles, il y a environ dix ans. C’est à cette époque que j’ai aussi début sur scène lors de session « micro ouvert » à Londres. J’ai rencontré beaucoup de producteurs et de musiciens différents. Petit à petit, la musique est devenue quelque chose de plus sérieux.
Nous ne connaissons pas beaucoup d’artistes qui viennent d’Australie. Comment as-tu réussi à être connu en Europe ?
Phoebe Killdeer : J’ai signé sur un label français. Je suppose que c’est une bonne raison.
Avant de te lancer dans une carrière solo, tu étais avec le groupe Nouvelle Vague. Comment les as-tu rencontrés ?
Phoebe Killdeer : Quand il a su que Nouvelle Vague recherchait de nouveaux chanteurs, mon manager a envoyé une démo à Marc Collin (NDLR : membre du groupe Nouvelle Vague). Il m’a envoyé un email pour me dire de venir à Paris et d’essayer quelques titres pour le nouvel album et aussi de participer à leur tournée.
Qu’est ce que tu retiens le plus de cette expérience ?
Phoebe Killdeer : En faisant autant de concerts, j’ai vraiment gagné en expérience. Et puis, être sur la scène du Hollywood Bowl est un souvenir qui n’est pas prêt de s’effacer.
Ton premier album va sortir dans quelques jours. Que ressens-tu ?
Phoebe Killdeer : C’est comme respirer une grande bouffée d’air frais. Une sorte de libération.
Peux-tu décrire en quelques mots cet album ?
Phoebe Killdeer : Organique, vrai, industriel, habité… C’est vraiment dur. Je pense que c’est plus à toi de répondre à cette question.
Tu as dit lors d’une interview que les influences de cet album étaient : Mr Jones qui vit au 4ème étage, appartement n°45, la femme de la boulangerie ou la grande Juliet de Louisiane. Est-ce que ton nouvel album est rempli de petites histoires ?
Phoebe Killdeer : C’est encore une chose laquelle tu dois répondre tout seul.
Tes paroles peuvent être vraiment sombres. D’où tires-tu cette obscurité ?
Phoebe Killdeer : Je ne sais pas vraiment. Elles viennent comme cela…peut-être d’une autre vie.
Tu es vraiment fasciné par les mots. Est-ce que tu écris des paroles tous les jours ?
Phoebe Killdeer : Non, pas tous les jours. Parfois, tu as besoin d’aller ailleurs et de vivre ce dont tu vas peut-être parler dans tes prochaines chansons.
Tu as dit un jour que tu essayais de trouver les sons qui étaient dans ton esprit. Est-ce que tu as toujours ces bruits dans ta tête ?
Phoebe Killdeer : Toujours…C’est en permanence. C’est comme un pense-bête qui me fait penser que je dois continuer à expérimenter de nouvelles choses et essayer de d’atteindre ce son qui satisfait mes oreilles.
Ton album est un mélange de rock, de soul, de blues etc… Mais quel est le style qui te caractérise le mieux ?
Phoebe Killdeer : Encore une fois, je ne peux pas le décrire par moi-même. Si j’essayais, je dirais tous et aucun à la fois. Devons-nous vraiment mettre les choses dans des cases ? Laissons les être ce qu’elles sont et écoutons.





