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Stereotypical Working Class UN PASSAGE ACOUSTIQUE
le 01/03/2008 par stephie
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Depuis bientôt 10 ans, les Stereotypical Working Class arpentent les routes françaises avec leur rock sauce métal. Après avoir sorti trois albums très électriques, les Lyonnais ont décidé de faire l’expérience de l’acoustique. Sur Station Of Nowhere se rencontrent anciens et nouveaux morceaux sur un tempo moins déchaîné. Fiers d’avoir osé le mélange entre acoustique et métal, les Stereotypical Working Class n’ont pas peur de perdre leur public. C’est donc en pleine confiance que le bassiste de la formation, Bertrand Simonet, a bien voulu répondre aux questions d’Adrenalyn.
Merci à Charles Provost.
Pourquoi avoir choisi de faire un nouvel album acoustique?
Bertrand Simonet : Hé bien, il y a 5 ans une salle de concert à Lyon, « le Bistroy », nous a proposé de faire une cession acoustique de nos morceaux et l’idée nous a plu. On a donc transposé 5 titres de notre set habituel pour faire un petit acoustique. Puis, pour la sortie de notre 2ème album Sans Repères, nous avons fait plusieurs « showcase » dans des magasins comme Virgin, Fnac et même Cultura !!! Et là, ce n’est juste pas possible d’envoyer le bois entre les écrans plasma et le dernier album de Patrick Fiori, on a donc ressorti les grattes et ça c’est toujours super bien passé. Cela nous a donné l’idée de composer quelque morceaux en acoustique, d’en transposer de plus en plus et donc naturellement, nous avons enregistré tout ça. Voilà comment est né notre dernier opus.
Est-ce que vous n’avez pas peur de perdre ce son énergique propre au metal en faisant un album acoustique?
Bertrand Simonet : Je pense que l’énergie n’est pas la même que sur un album avec des grosses guitares et une batterie énorme. Mais il s’agit d’une autre approche des morceaux et de la musique que l’on compose. C’est sur que les amoureux de Sepultura ou de Slipknot ne s’y retrouveront pas à la première écoute.
Sur ce nouvel album, il y a des anciens et des nouveaux morceaux. Comment s’est faite la sélection ?
Bertrand Simonet : Certain morceaux sont plus facilement adaptables au concept « acoustique », la sélection s’est donc faite en fonction des couleurs de chaque chanson. Ce qui est difficile c’est que le résultat doit être cohérent. Un morceau à même été composé en acoustique : il s’agit de Station of Nowhere d’ailleurs.
Ce nouvel album devait sortir en novembre. Pourquoi ce retard ?
Bertrand Simonet : Nous devions le sortir par nos propres moyens et le vendre via notre site et sur nos concerts, mais un distributeur intéressé par le projet nous a contacté pour une sortie nationale, ce qui a donc retardé la sortie du disque mais pour le meilleur !
Le visuel de ce nouvel opus est particulièrement sombre. Qui s’en est occupé ?
Bertrand Simonet : Il s’agit de Thomas Vernay un jeune graphiste lyonnais.
On y voit une ville sous des bombes. Quelle est le message ?
Bertrand Simonet : Thomas est un graphiste doué, je pense que cette ville est une métaphore sur le titre de l’album, et symbole de l’air du temps. L’idée était de créer un univers visuel cohérent avec l’atmosphère de l’album et on a aimé la façon de voir de Thomas.
Ce soin porté au visuel semble vraiment propre au mouvement neo-métal. Pourquoi ?
Bertrand Simonet : Je pense que tous les styles de musique font attention à leur visuel, nous n’échappons à la règle. C’est le moyen de développer l’univers du groupe et le visuel, l’image d’un groupe c’est important.
Le précédent album se nomme Sans Repères. Est-ce votre vision du monde et de sa jeunesse ?
Bertrand Simonet : Pas forcément de sa jeunesse mais de l’ensemble des peuples des castes des religions : « On est tous en train d’astiquer les cuivres du Titanic » (Tyler Durden dans Fight Club).
On y sent un virage plus pop. Avez-vous de nouvelles influences ?
Bertrand Simonet : Pas vraiment. C’est sur qu’une partie de nous même c’est assagi mais le prochain album des Stereos qu’on vient de finir de maquetter sera sans doute aussi bourrin si ce n’est plus que Sans repères.





