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[ 2007-08-28 • electro/rock ]

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LES INROCKS à LA CIGALE, 9-11 NOVEMBRE 2007

le 21/11/2007 par Vivien

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Elvis Perkins

Quelle grande soirée, celle du dimanche. Elvis Perkins a magistralement ouvert le bal. Son concert était passionnant et intimiste, dynamique et apaisant. Dans son set, l’hymne folk "While You Were Sleeping" ou encore "All The Night Without Love" a résonné avec intensité et envoûtement. Il a clôt son concert avec une nouvelle chanson, "Doomsday", qui laisse suggérer une nouvelle phase pour Perkins, une période où la musique ne sera plus seulement un exutoire. Le groupe dégage en plus un plaisir de jouer ensemble qui ne peut laisser indifférent le spectateur.


Los Campesinos !

Los Campesinos !est un groupe bigarré et généreux, un groupe dont le fun n’est pas un punchline publicitaire mais une philosophie sans limite. Un groupe qui reprend Pavement en concert, un groupe dont l’un des membres récite la conjugaison du verbe « être » et « avoir » et dont la violoniste déchiquette la moitié des crains de son archet avant la fin du concert. Espèce de structure déstructurée poussée aux hormones punk et aux déhanchements chaotiques, cette formation martèle avec une vibrante ferveur ses tubes, “You ! Me ! Dancing !”, “The International Tweexcore Underground”, “We Throw Parties ! You Throw Knives”. Un concert à haute teneur en bonne humeur et débauche d’énergie.


Laura Marling

La petite Laura Marling est venue de manière impromptue nous jouer quelques morceaux seule à la guitare devant le rideau rouge. Presque gênée par l’accueil triomphal que lui a réservé le public de La Cigale, la petite chanteuse anglaise a furtivement esquissé quelques traits de son talent qui a déjà ravi l’Outre-Manche et ne devrait pas tarder à combler l’Hexagone.


Noisettes

Donc Noisettes. On appelle cela une claque. Pardon, une gifle. Shingai Shinowa arbore une couronne de plumes noires qui lui donne des allures de sorcière animiste. Le groupe entonne d’entrée de jeu son ravageur "Don’t Give Up" qui griffe en toutes lettres l’esprit du concert : intensité. Intensité dans les riffs énervés d’un "Break Free" et d’un "Scratch Your Name". Intensité aussi dans l’interaction que la chanteuse établit avec le public. Véritable bête de scène, elle n’hésite pas à descendre de scène pour venir se mélanger à la fosse et faire chanter un public ravi par un tel spectacle. Intensité également dans son interprétation, alliant aux textes des mimiques, des positions, aspect souvent négligé par les groupes.


Editors

Véritable étoile en orbite, le groupe distille une polyphonie spectrale, une symphonie époustouflante de la rencontre cosmique entre l’anneau de Saturne et la voie Lactée. Une étoile filante constante, une comète colossale. L’équation improbable entre le sombre spectral et le tremblement de terre. Avec des guitares atmosphériques et la voix aérospatiale de Tom Smith, le concert d’Editors n’a cessé d’atteindre le paroxysme de l’infini. Transi par un public surexcité, la formation a donné tout ce qu’elle avait, ne lésinant pas sur une spirale gargantuesque de tubes, dont "Munich", "Bones", "The Racing Rats", "Bullets" ou encore "And End Has A Start". Le groupe est venu faire un rappel en entamant l’unique "Smokers Outside The Hospital" et en finissant dans un Big Bang sonique sur "Fingers In The Factories".