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Adrenalyn Mix#4

[ 2007-08-28 • electro/rock ]

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Hot hot heat MAKING OF DU NOUVEAU CLIP DE HOT HOT HEAT à LOS ANGELES

le 01/07/2007 par Vivien

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La patience est vertu, dit le proverbe. Et bien, il fallait s’en charger de patience. Rester debout pendant des heures, sans pouvoir bouger, à discuter le bout de gras avec mes compères de queue, alors que le temps se rafraîchissait sensiblement. Pourquoi être resté aussi longtemps ? Apparemment, la prise était complexe. Heureusement, on avait ce grand black, membre de l’équipe de tournage, qui nous offrait régulièrement à boire (Coca, Redbull, eau, Dr. Pepper, Sunskit)—pas d’alcool, « si vous êtes bourrés et qu’il vous arrive quelque chose, on est vraiment dans la merde ». Dans ce genre de situations, on se rattache au moindre détail pour trouver motivation et enthousiasme. Sur le mur était inscrit au feutre « Super great », ce qui est devenu le slogan que l’on braillait à chaque fois que l’équipe faisait « Rolling ». Nous n’avions pas droit au « a-ction ». Et quand on entendait « Rolling », les Américains reprenaient un air de country.

Au « rolling », un technicien transportait une sono portable qui diffusait la partie de la chanson associée à cette partie du clip. Le sol mouillé au préalable faisait plus ressortir la lumière, et l’on était plongé dans l’atmosphère avec les gyrophares du camion de pompiers en arrière plan—qui doit avoir une utilité autre dans la vidéo. Le temps passait, et chaque fois que l’on voyait l’assistant du caméraman passé devant nous, on se disait que l’on était encore reparti pour une prise. Jusqu’à ce moment de délivrance. Pourquoi cette fois ? Après huit prises, ça devait aller.

On nous invite à descendre. A peine affalé sur un des canapés, nous devons ressortir dans la cour de derrière. Des scènes devaient être jouées à l’intérieur sans public. Il est presque 2h du matin. Nous étions prévenus. Cela pouvait durer six heures. On grignote les ragotons qu’il reste du repas. On a les crocs. Il est un peu plus de 2h quand on nous rappelle à l’intérieur. Le groupe va jouer. Au bout du compte, c’est ce que tout le monde attendait. On voulait écouter le nouveau single, “Let Me In”. L’assistant du réalisateur nous explique comment cela va se passer. Une fois que Steve descend de scène, on s’écarte pour lui laisser le passage et on referme le passage en le regardant d’un air troublé. L’air troublé à 2h15 du matin, on l’a zappé. Surtout lorsque la prestation ne s’est révélé durer que 30 secondes à peine. La dernière demi-minute de la chanson. Comment cela se passe-t-il ? Tous les instruments sont branchés, sauf le micro. L’assistant du réalisateur lance « Playback » et la partie du morceau commence, puis fait « Rolling », et sur scène, les musiciens jouent vraiment, pendant que le chanteur fait du playback, mais avec un enthousiasme débordant, comme s’il chantait vraiment. Il faut dire que Steve a du se boire 5 à 6 Redbull. Forcément, ça aide. On fait la prise quatre fois. Et on attend. On attend le moment, où ils vont nous dire, « merci à tous. Pour la peine, on va vous jouer en exclu le morceau ». Bien non. Ce qu’on a eu : un aperçu un tantinet plus long du morceau, mais toujours avec le playback en fond.

Il est 2h45 du matin. On n’en peut plus. On est crevé et déçu. Le black sympa nous susurre doucement que l’on peut s’en aller et nous remercie d’être venu, « You did a grea t job guys » ; il n’y aura plus de scène avec le public. Je m’en vais avec une quinzaine d’autres personnes. Une poignée de fans aveugles restent.

Le clip sera probablement très bien. Mais, participer au clip aura été une plaie. C’est long, fatigant, répétitif et pas particulièrement fun. A mon avis, plus le budget est réduit et plus il y a de quoi s’amuser. Le professionnalisme a, dans notre cas, tué l’amusement. Des quelques extraits qui ont tourné, le single ne semble pas mal, mais c’est difficile de se rendre compte. On verra !